Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais

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  Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais

  (1732-1799)

 

 

Entrepreneur, professeur de harpe, horloger, imprimeur, et bien sûr écrivain, Pierre-Augustin Caron fut également agent secret et fournisseur d’armes !

Ajoutant à son nom « de Beaumarchais », du nom d’une propriété de sa première épouse (Le Bois Marchais), Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais écrit des parades et des chansons pour des soirées mondaines dès 1762. Mais ce n’est qu’en 1767 avec Eugénie, drame inspiré de son séjour espagnol, puis avec Les Deux amis ou le Négociant de Lyon en 1770 qu’il se fait un nom dans le milieu littéraire. Il connaît un premier succès en 1773 à la publication de ses Mémoires à consulter où il dénonce les abus judiciaires de l’époque. Voltaire est élogieux à son propos : « Quel homme ! Il réunit tout, la plaisanterie, le sérieux, la raison, la gaieté, la force, le touchant, tous les genres d'éloquence. ».

 

    C'est au théâtre avec Le Barbier de Séville (1775), remanié en 4 actes, que Beaumarchais rencontre un vif triomphe. Le Mariage de Figaro (1778), la suite du Barbier de Séville, connaît une même reconnaissance du public lorsque la pièce est jouée en 1784. Le troisième volet de cette trilogie L’Autre Tartuffe ou La Mère coupable paraît en 1792.

 

Beaumarchais est également connu pour sa participation à la création de la première société de perception et de répartition des droits d’au­teur, la Société des auteurs dramatiques pour la défense de leurs droits en 1777.

Contraint de s’exiler en Allemagne, il ne rentrera à Paris qu’en 1796 suite à une pétition demandant l’annulation de son statut d’émigré. Il meurt trois ans plus tard, en 1799.

 

 

Retrouvez les ouvrages de Beaumarchais présents dans la bibliothèque de Louis Médard :

 

- Le barbier de Séville (D059)

 

- Oeuvres complètes de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (D053)